En avoir l'eau à la bouche

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En avoir l’eau à la bouche. Quelle drôle d’expression. Elle a traversé les siècles et le monde. Dès le XVème siècle, cette expression apparaît avec une légère variante "l'eau en vient à la bouche" et maintenant on la retrouve en Algérie, en Argentine, en Roumanie ou en Suède. Cette expression qu’adorent les gourmands, nous fait forcément saliver. Et oui, quand on a très faim et qu’un plat nous plait, nous avons soudain un afflux de salive dans la bouche grâce à la délicieuse odeur qui se dégage de cette nourriture. Elle excite notre envie. Maintenant qu’on vous en a bien fait baver, on va vous mettre l’eau à la bouche tout en préservant votre équilibre alimentaire, en allant à la rencontre d’artisans détenteurs d’un savoir-faire, qui fait notre renommée dans le monde entier. Le tout en faisant attention à notre planète. Manger varié, c’est la clé de l’équilibre alimentaire. Alors, on va varier les plaisirs en allant à la rencontre d’un pisciculteur et d’un éleveur, au fil de l’eau en Lozère. Qui dit poisson et viande, dit protéines. Il y en a autant dans 100g de poissons que dans 100g de viande mais chacun sa particularité. Riche en minéraux, en acides gras oméga 3, le poisson, moins calorique que la viande, est la meilleure source alimentaire de vitamine D qui permet de fixer le calcium sur les os. On peut en manger 2 à 3 fois par semaine et ce n’est pas le pisciculteur Régis Fabre qui va nous contredire. En plus, il a choisi de travailler en mode bio. Régis Fabre : « Le fait d'être en agriculture biologique permet d'avoir un produit qui est le plus sain possible.” Et en plus de les élever bio, la vente des truites se fait localement, près de sa pisciculture de Villefort... Régis Fabre : « Donc on peut rencontrer des gens qui achètent les produits dans la région.” La consommation locale a de nombreux avantages : on réduit les distances parcourues par les aliments et donc les impacts négatifs des transports sur l’environnement. Plus frais, avec plus de vitamines, de minéraux, plus de goût, on suit les saisons, on redécouvre des aliments parfois oubliés de notre patrimoine. Quand on parle de distance parcourue, il nous a suffi de faire 100 petits kilomètres pour aller de Villefort à Nobloux en Aubrac, pour continuer à en avoir l’eau à la bouche.