Ô, Lozère !

Imaginez une terre, où l'eau jaillirait de toute part, où l'air serait pur et les légendes vivaces. Imaginez une région, où les gorges côtoieraient les forêts et où les sommets succèderaient aux plateaux. Imaginez une contrée authentique et chaleureuse, où les chemins seraient synonymes de rencontres et de dépaysement. Imaginez : La Lozère.

Dans ce département préservé, la nature est reine. Margeride, Aubrac, Vallée du Lot, Cévennes, Mont-Lozère, Grands Causses, Gorges du Tarn ou de la Jonte : la Lozère est pleine de ces noms qui invitent au voyage, de ces promesses de grands espaces et de découvertes. Pour en dévoiler tous les mystères, il faut en fouler les terres… Mais comme la Lozère sait se montrer généreuse, c'est elle qui vient à vous, dans un verre d'eau de Quézac. Un avant-goût pour le moins pétillant de toutes ses richesses ! Alors, sans plus attendre, buvez une gorgée de votre eau préférée, détendez-vous et laissez-vous porter par quelques légendes et récits "made in aqui".

Légendaire Lozère

Chapitre 1 : Des géants et des hommes

Il y a plus de places dans le Stade de France que d'habitants en Lozère. Mais comme on dit, ce qui compte n'est pas tant la quantité que la qualité ! Et en Lozère, il n'y a peut-être pas beaucoup d'hommes et de femmes, mais ils ont marqué l'histoire et façonné leur pays. "Paysage culturel de l'agro-pastoralisme méditerranéen" : ça vous parle ? Un nom un peu à rallonge, il faut bien l'avouer, mais qui cache une réalité des plus nobles : le classement à l'UNESCO des Causses et Cévennes. Et ce classement n'est pas tombé du ciel. Comme Rome, qui ne s'est pas faite en un jour, les paysages lozériens sont le fruit du travail acharné de générations d'agriculteurs et d'une pratique, la transhumance. Si elle maintient ouverts les paysages et chemins, la transhumance est aussi un événement festif, fédérateur.

Un événement qui respire la joie et la liberté. Dans les grands espaces lozériens, la notion de liberté prend tout son sens. Mais pour qu’il en soit ainsi, des hommes et des femmes ont donné leur vie. 1685 : Louis XIV révoque l’Edit de Nantes, et la liberté de culte dont jouissaient les Protestants français. S’ensuit un soulèvement sans précédent dans les Cévennes, de ceux que l’on surnomma alors les « Camisards ». Quand on vous disait que les Lozériens avaient marqué l’histoire ! La Lozère a même eu « son » Pape, Urbain V, auquel on doit la splendide Cathédrale de Mende. Mais aussi, « son » géant, et pas des moindres : Gargantua ! La légende raconte que les puechs des Bondons, deux étranges mamelons, seraient en fait des tas de boue tombés de ses sabots. A bon entendeur…

Chapitre 2 : Sur les pas de la Bête

Les histoires qui font peur, et que les enfants aiment se raconter le soir d'Halloween, sont souvent inventées de toutes pièces. Pas en Lozère. Exit les sorcières et les vampires, place à la Bête du Gévaudan ! S'il y a bien une histoire que tous les petits Lozériens connaissent par cœur, c'est celle de la Bête. Une bête féroce, qui fit de nombreuses victimes de 1764 à 1767. Rassurez-vous, voilà bien longtemps que la bête ne sévit plus… mais le mystère, lui, opère toujours. Et pour cause, à ce jour, personne ne sait encore avec certitude ce qu'était vraiment la bête. Un loup ou une meute tout entière ? Un chien ? Un animal exotique, importé d'un lointain district et dressé à tuer ? Un serial-killer peut-être ? Des centaines d'articles et autant de théories fleurirent àl'époque, dans les tabloïds et journaux de tout le Royaume.

Pour vous faire votre propre idée sur le sujet, direction la Margeride. Là-même où la Bête fit des siennes, cinq espèces de loups cohabitent en semi-liberté. Oubliez vos préjugés, imprégnez-vous de la beauté des lieux et approchez… sans toutefois vous jeter dans la gueule du loup ! Autre animal, autre ambiance : plus au nord, ce sont les bisons d'Europe et leurs cousins d'Amérique qui vous attendent. Deux mètres au garrot, trois mètres de long et jusqu'à 1200 kilos : la Lozère n'a pas fini de vous surprendre ! Et pour une dernière séance "frissons", c'est dans les airs que ça se passe. Charognards, les vautours souffrent d'une mauvaise image. A tort ! Quoiqu'impressionnants, ces oiseaux majestueux sont plutôt timides. Ouvrez bien grand les yeux, et laissez-vous charmer par leur envol.

Chapitre 3 : A la croisée des chemins

Paisible, authentique, préservée : la Lozère l'est sans aucun doute. Mais ne vous leurrez pas, elle n'est pas coupée du monde ! Pas un, ni deux, ni même trois : ce sont bien 6 GR qui parcourent le département, soit autant d'opportunités de découvertes et d'évasion. "Chacun sa route, chacun son chemin !" : ce refrain, que vous connaissez sans doute, prend en Lozère tout son sens. C'est par exemple pour oublier sa bien-aimée, repartie vivre aux Etats-Unis, que le jeune Stevenson se décida à traverser les Cévennes à l'automne 1878, seulement accompagné de Modestine, sa fidèle ânesse… A présent, "son" GR, le GR 70, voit s'entrecroiser adeptes du trail, familles à dos d'âne et passionnés de littérature. Plus à l'ouest, place aux pèlerins engagés sur le mythique chemin de Saint-Jacques (GR 65).

Des profils aux antipodes, mais une certitude en commun : le bonheur est au bout du chemin ! Entre bruyères et genêts, causses et forêts, un vent de sérénité ne tarde d'ailleurs pas à souffler. Et lorsque finalement le vent, le vrai, vient à se lever, il charrie avec lui une odeur de miel, comme pour signifier au promeneur qu'après l'effort, le réconfort d'un bon repas ne se fera pas attendre. Bonne nouvelle : carrefour de promeneurs, la Lozère est aussi un carrefour de saveurs. Au sens propre… comme au sens figuré ! C'est ainsi de la rencontre, au beau milieu de l'Aubrac, de trois évêques venus d'Auvergne, du Gévaudan et du Rouergue, que serait née la recette de l'aligot ! Info ou intox ? Une chose est sûre, une croix signale toujours l'emplacement de leur fructueux échange… Carrefour, quand tu nous tiens !

Chapitre 4 : H2O, mon amour

Eau, terre, air, feu : partout en Lozère, les éléments s'affrontent, mais c'est l'eau qui le plus souvent sort vainqueur. Pour vous en convaincre, tel un Jules Verne des temps modernes, laissez derrière vous villes et villages, et pénétrez dans le royaume de la nuit… Dans cet univers hors du commun, le stress se dissipe, le temps s'écoule plus lentement. Seul le clapotis de l'eau vient rompre le silence. Spéléologue averti ou simple curieux, les plaisirs souterrains sont accessibles à tous. Merveilles de la nature, l'Aven Armand et la Grotte de Dargilan offrent un spectacle magique, qui ne vous laissera pas insensible. Cavités impressionnantes, forêt de stalagmites, draperies et lacs cristallins : c'est tout un monde qui se cache dans le sous-sol lozérien, un monde où l'eau façonne la terre depuis des millénaires. L'eau qui creuse les grottes, mais aussi les gorges.

Et pas n'importe quelles gorges : les plus profondes d'Europe ! Telle une imposante paire de ciseaux, l'eau a tracé, au beau milieu du causse, une faille atteignant par endroits 500 mètres de profondeur. Canoë, canyoning, rafting ou barque, le Tarn, car c'est bien de lui dont il s'agit, est un véritable terrain de jeux. "Pays des sources", la Lozère offre bien d'autres terrains de jeux aquatiques : lacs de Naussac et Villefort, gorges du Chassezac et de la Jonte… Joueuse, l'eau sait aussi être miraculeuse. Durant l'ère romaine, l'eau remplit les thermes et soigne tous les maux – une tradition qui perdure encore, dans les deux stations thermales du département. A l'époque mérovingienne, elle sauve la princesse Enimie de la lèpre. Mais surtout, hier comme aujourd'hui, l'eau est source de vie. Et avec Quézac, la vie gagne en pétillant !

Chapitre 5 : Cinquante nuances de grès

Rassurez-vous, ce paragraphe n'est pas la suite d'un roman qui a récemment défrayé la chronique… La Lozère a bien été le décor de livres et films à succès, au premier rang desquels l'hilarante "Grande Vadrouille", mais ce n'est pas ici le sujet. Car le grès, c'est avant tout une roche. Et niveau roche, la Lozère en connait un rayon. Au nord du département, et sur le mont Lozère, le granite domine. Ses gros blocs, parfois entrecoupés d'orgues basaltiques, parsèment les immenses plateaux de l'Aubrac et transforment chaque habitation ou buron en véritable forteresse. Alors quand c'est un château, un vrai, qui se pare de granite, inutile d'essayer d'en forcer l'entrée ! Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si le château de La Baume (le "petit Versailles du Gévaudan"), la tour de La Garde-Guérin et sa jumelle d'Apcher sont toujours debout…

Autre lieu, autre roche : les Cévennes font la part belle au schiste, à l'étrange aspect de mille-feuille. S'il peut sembler bien frêle, par rapport à son voisin du nord, le schiste est pourtant le terreau d'arbres gigantesques et souvent centenaires : les châtaigniers. L'"arbre à pain", comme il est ici surnommé, a nourri des générations de Lozériens, et fait encore le bonheur des gourmands ! Last but not least, le calcaire complète le tableau. Roche des causses et des gorges, ses surprenantes formations sont empreintes de légendes. Avec ses pics acérés et ses blocs en désordre, le Pas de Soucy serait ainsi le résultat d'un combat acharné entre Sainte-Enimie et une créature diabolique. Une bien belle victoire, à célébrer autour d'un plateau de fromages de brebis, sur les tous proches Causses Méjean ou de Sauveterre !

Vous voilà arrivé à la dernière page du dernier chapitre de "Légendaire Lozère".
Mais rassurez-vous, l'aventure ne fait que commencer. Pour que vos yeux pétillent autant qu'un verre d'eau de Quézac, nous vous avons concocté un concours, dont vous nous direz des nouvelles !

Pas moins de 3 séjours sont à gagner. Alors n'hésitez plus une seconde de plus, et tentez votre chance !